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10 janvier 2008 : deux otages sortent de la jungle

L'opération aurait dû aboutir à Noël. Fin 2007, le président vénézuélien Chavez convoque les représentants de la presse internationale. Près du tarmac de Caracas, tous attendent l'épilogue de ce que Chavez appelle l' "Opération Emmanuel", du nom du très médiatique enfant auquel Clara Rojas aurait donné naissance durant sa captivité. Chavez affirme avoir été contacté par la guérilla marxiste des FARC, prête à relâcher unilatéralement deux otages civils : l'ancienne parlementaire colombienne Consuelo Gonzalez et la plus proche collaboratrice d'Ingrid Bétancourt, Clara Rojas. Aussitôt, la communauté internationale salue un geste historique.

Des engins de la Croix-Rouge sont aussitôt affrétés et prêts à survoler la jungle colombienne mais... rien. Les FARC renoncent et ne transmettent pas les fameuses coordonnées qui auraient permis de localiser les deux femmes. Les avions de la Croix-Rouge retournent au Venezuela, l' "Opération Emmanuel" est avortée.

On accuse alors le président colombien Alvaro Uribe. Les mouvements de l'armée gouvernementale dans la zone sensible où aurait dû se faire l'échange, ont mis en péril l'opération. Mais Uribe sort son joker : pour lui, les FARC sont des menteurs et n'avaient jamais l'intention de libérer les otages en encore moins le petit Emmanuel, puisque l'enfant n'est plus dans la jungle. Il aurait été placé dans un orphelinat de Bogota, la capitale colombienne, peu de temps après sa naissance.









L'information est aussitôt vérifiée et des tests ADN effectués sur l'enfant attestent de son affiliation biologique à la mère et au frère de Clara Rojas.

Mais le temps passe et les otages restent...

10 janvier 2008 enfin, coup de théâtre. Les FARC prennent tout le monde de court lorsqu'ils re-contactent le président Chavez pour relancer l'opération de sauvetage des civils Gonzales et Rojas. Personne ne semble y croire et pourtant... ce sera la bonne. Le président colombien Uribe donne des instructions à son armée qui se fait discrète dans la zone vers laquelle se dirigent maintenant, et pour la deuxième fois, les avions de la Croix-Rouge.

Où se sont-ils posés ? On ne le sait pas. De cet endroit tenu secret par la guérilla marxiste, on ne devine que quelques images, diffusées sur les télévisions du monde entier. Un mur de verdure en arrière-fond et ces deux femmes, presque libres, encore encadrées par des combattants des FARC. Elles sourient, elles paraissent en bonne santé, elles parlent, elles savourent leurs premiers instants de liberté.

Image saisissante, celle des guérilleros qui embrassent une dernière fois leurs otages durant près de 6 ans, avant de disparaître dans la jungle. Clara Rojas et Consuelo Gonzales s'engouffrent dans les avions de la Croix-Rouge, elles quittent la Colombie pour le Venezuela et se disent sans doute, en observant cette immensité de verdure, sous leurs pieds : "Nous sommes libres".

Le 14 janvier, après quelques jours passés avec leur famille au Venezuela, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez regagnent la Colombie où Clara retrouve son fils Emmanuel. Voilà 3 ans que la femme n'avait pas serré son enfant dans ses bras. Lui l'a immédiatement reconnue.

Fin de l'histoire ? Non, bien sûr.

Immédiatement, les deux femmes libérées dénoncent leurs conditions de détention, en particulier celles des hommes, enchaînés jour et nuit, en toutes situations, y compris dans l'eau. Elles dénoncent les heures de marche épuisantes, les maladies, le manque de soins. Elles pensent surtout aux 3000 autres otages aujourd'hui encore, détenus dans la jungle colombienne et vénézuélienne, parmi lesquels la franco-colombienne Ingrid Bétancourt.

Jamais encore les FARC n'avaient consenti une telle libération unilatérale d'otages. C'est indéniablement un important signe d'ouverture et de dialogue.

Et pour Ingrid ? Elle demeure leur principal atout, une "vitrine extérieure" de leur combat, leur otage la plus célèbre. Ont-ils intérêt à la relâcher ? Beaucoup en doutent, tant sa détention est médiatisée à l'échelle internationale. Intérêt à en prendre le plus grand soin, indéniablement. C'est déjà un espoir.

 




 
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