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Canton de Genève, Suisse
Informations pratiques

Superficie : 282 km2
Population : 389'910 habitants
Chef-lieu : Genève
Langue : française
Religion majoritaire : protestante

Au Sud-ouest de la Suisse, ce petit " canton-ville " se serre autour de l'extrémité Ouest du Lac Léman. Encerclé par son grand voisin français, on dirait une enclave ; le canton partage 90% de ses frontières avec la France (plus de 100km) et seulement 4,5km avec la Suisse. Cette particularité s'explique par l'histoire de la région, annexée à la France jusqu'à la chute de l'Empire, elle ne devint un canton autonome qu'en 1815. Ce fut d'ailleurs le dernier canton à rejoindre la Confédération suisse (exception faite du Jura). Ceci expliquerait en partie pourquoi Genève reste aujourd'hui encore un canton très " français ", qui lit la presse française, regarde la télévision française, parle " français " (à Genève on petit-déjeune le matin et on dit quatre-vingt). De plus, de nombreux frontaliers travaillent dans les réputées entreprises genevoises.

Même si cette petite portion de territoire dénombre quelques cultures maraîchères et quelques vignes (à Dardagny, Russin et Satigny), elle est majoritairement urbanisée, l'agglomération de la ville de Genève s'étendant désormais à la quasi-totalité du canton. Avec une superficie d'un peu plus de 200km2, c'est l'un des plus petits cantons suisses (le 20e en taille) mais l'un des plus peuplés (le 6e canton suisse en nombre d'habitants)

Les premières traces d'occupation humaine découvertes dans la région genevoise sur les rives du Léman, remontent à 3000 avant J.-C. La ville commence à se peupler vers 1000 av. J.-C. avant de devenir tout à tour romaine, burgonde et germanique. Entre le 11e et le 15e siècle, Genève dispose d'une certaine autonomie. Ses foires deviennent réputées et lui confèrent une première aura internationale : sa position géographique au centre de l'Europe est stratégique, sa monnaie stable et ses banques disposent déjà d'une certaine souplesse sur la loi contre le prêt à intérêt (l'évêque concède des franchises à Genève). Alors forcément, un secteur banquier important se développe et les gérants de fortune du monde entier s'y installent. En un demi-siècle, la population genevoise double.

En 1535, la Réforme triomphe et Genève en devient la capitale (" La Rome protestante "). Le Français Jean Calvin s'y établit en 1536, jusqu'à sa mort en 1564. Des milliers de protestants fuyant les massacres viennent y trouver refuge en provenance de France et d'Italie, ils aident au développement économique de la ville.

Pourtant, les attaques et les risques d'invasion persistent et Genève continue à repousser les assauts répétés des ducs de Savoie. Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, les Genevois imposent une cuisante (c'est le cas de le dire !) défaite aux Savoyards, qui tentaient une nouvelle annexion de la ville. De sa cuisine, une habitante genevoise originaire de Lyon, la Mère Royaume, aperçoit l'ennemi qui tente d'escalader les fortifications. Elle jette alors sur les assaillants plusieurs litres d'une soupe aux légumes bouillante, avant de donner l'alerte ; l'ennemi est obligé de fuir.

La défaite savoyarde est aujourd'hui commémorée chaque année à l'occasion de la fête de l'Escalade (allusion faite à l'escalade de la muraille). Dans le froid de l'hiver, des milliers d'écoliers défilent bruyamment, grimés en tout ce qu'il leur passe dans la tête. Les principales rues de la ville se couvrent de millions de confettis multicolores et les automobilistes sont joyeusement immobilisés ; personne n'ose s'en plaindre ! Toutes les confiseries genevoises préparent le traditionnel " chaudron de l'Escalade ", en chocolat et rempli de légumes en massepain, pour rappeler l'arme redoutable que constitua à l'époque la soupe aux légumes brûlante de la Mère Royaume.

En 1865, à la suite de la révocation de l'Edit de Nantes, une deuxième importante vague de réfugiés huguenots déferle sur Genève, craignant les représailles de Louis XIV. Tandis que la démographie augmente, Genève assied la réputation de son secteur tertiaire ; ses activités sont florissantes. Cependant, cela ne suffit pas à calmer les troubles qui secouent la cité et qui aboutissent en 1792 à la révolution genevoise. C'est un échec et en 1798, Genève est annexée par son grand voisin et vieil ennemi, la France qui l'intègre au département du Léman dont elle devient le chef-lieu. Genève doit attendre la défaite des armées napoléoniennes en 1813 pour retrouver son indépendance. Deux ans plus tard, le canton rejoint la Confédération suisse.

Depuis toujours, Genève entretient une réputation de ville ouverte sur le monde. Siège de nombreuses organisations internationales, c'est le canton suisse qui présente la plus forte proportion de résidents étrangers (37% de sa population). En cinquante ans, la ville est même devenue une véritable capitale internationale de la diplomatie,

C'est Henry Dunant, instigateur dès 1863 des premières conventions internationales sur les blessés de guerre et premier prix Nobel de l'histoire, qui initie cette vocation lorsqu'il y crée en 1846 le " Comité international de la Croix-Rouge ". C'est la première institution internationale qui s'établit dans le canton, aussitôt rejointe par beaucoup d'autres dont la plus célèbre, qui y choisit son siège au lendemain de la Première Guerre mondiale : la Société des Nations (aujourd'hui " Organisation des Nations unies - ONU ").

En 1923, Genève accueille le premier aéroport international du pays. Il permet aujourd'hui de rejoindre une centaine de destinations à travers le monde ; chaque année, 7 millions de passagers y transitent, c'est l'équivalent de la population suisse.

Au Sud-est de la ville s'élève le Salève. Bien que situé sur le territoire français, les Genevois se l'approprient volontiers. Il faut dire que là haut, la vue sur la ville et son lac est époustouflante.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Genève n'est pas la seule ville du canton. Ainsi, le canton dénombre-t-il 45 communes, dont 8 villes de plus de 10'000 habitants : Vernier (31'100 habitants), Lancy (27'000 habitants), Meyrin (20'6000 habitants), Carouge (18'800 habitants) Onex (17'500 habitants), Thônex (13'200 habitants), Versoix (11'600 habitants) et Chêne-Bougeries (10'000 habitants). 427'700 habitants vivent dans le canton de Genève, 182'600 habitants en ville de Genève.

Aujourd'hui encore, le secteur tertiaire représente un fleuron de l'économie genevoise et sa plus prestigieuse carte de visite (en particulier ses établissements financiers), occupant plus de 60% de la population active.

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Genève (GE)

Coucou la Suisse, le canton de Genève. On vous emmène :

Sous le jet d'eau de Genève, en compagnie de son gardien
Au Jardin anglais et son horloge fleurie
En bateau, sur le lac Léman
Et à quelques pas de la ville, au parc de la Bâtie